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La vie de Rousseau

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Vie de Rousseau : quelques repères

Portrait de Jean-Jacques RousseauLa vie de Rousseau est tout à la fois très connue, de par la version que l’écrivain en a livrée dans ses Confessions, et pleine de zones d’ombre. Les biographes hésitent encore sur la date de son séjour à Besançon, ou sur celle de son installation aux Charmettes, avec Mme de Warens. La question des enfants fait de même toujours l’objet d’amples débats.

Il ne sera question ici que de donner quelques dates importantes et de proposer quelques repères à nos visiteurs. Ceux-ci pourront, pour aller un peu plus avant dans la découverte de la vie de Jean-Jacques Rousseau, lire l’une des biographies qui font aujourd’hui autorité, à savoir : Raymond Trousson, Jean-Jacques Rousseau, Tallandier, 2003 ; et Bernard et Monique Cottret, Jean-Jacques Rousseau en son temps, Paris, Perrin, 2005. Ils pourront également se plonger dans le très beau travail de Frédéric S. Eigeldinger et Raymond Trousson, Jean-Jacques Rousseau au jour le jour, Paris, Champion, 1998.

Jean-Jacques Rousseau, né le 28 juin 1712 à Genève, est le fils d’un horloger, Isaac Rousseau. Sa mère meurt à sa naissance et il sera élevé par sa tante, Suzanne Rousseau, qu’il appelle affectueusement « tante Suzon ». Il passe son enfance et son adolescence dans le quartier de Saint-Gervais, puis à Bossey, où il est mis en pension chez le pasteur Lambercier, et enfin de nouveau à Genève, où il devient apprenti graveur. C’est d’ailleurs pour éviter les mauvais traitements de son maître qu’il quitte Genève, en mars 1728. Il est alors âgé d’à peine seize ans.

Suit une longue période d’errances et de voyages qui s’étend jusqu’à 1740, date à laquelle Rousseau devient, à Lyon, précepteur des enfants de M. de Mably. Il se sera entretemps converti au catholicisme à Turin (avril 1728), aura passé quelques années merveilleuses à Chambéry, aux Charmettes, avec Mme de Warens, qu’il appelle « Maman », et aura surtout complété sa formation d’autodidacte, avec une prédilection marquée pour la musique. Les Observations sur les écrits modernes de l’abbé Desfontaines rendent d’ailleurs compte, le 1er février 1743, de la Dissertation sur la musique moderne. Rousseau opère ensuite, deux ans plus tard, plusieurs modifications dans La Princesse de Navarre, devenue Les Fêtes de Ramire, et commence à être reconnu comme un jeune musicien prometteur. Diderot lui confie les articles musicaux de l’Encyclopédie.bossey-01

C’est toutefois en 1750, quand l’Académie de Dijon lui décerne son prix pour le Discours sur les sciences et les arts, que Rousseau devient véritablement « écrivain ». Ce premier Discours est suivi, en 1755, du Discours sur l’origine de l’inégalité parmi les hommes. Le début de la décennie est également fertile en événements musicaux, depuis la Querelle des Bouffons, à laquelle Rousseau participe activement (il publie ainsi sa fameuse Lettre sur la musique française en 1753) jusqu’à la présentation du Devin du village devant le roi, à Fontainebleau, le 18 octobre 1752.

En 1756, Rousseau s’installe chez Mme d’Épinay, à l’Ermitage : c’est dans ce cadre enchanteur de la forêt de Montmorency qu’il rédige les premières lettres de La Nouvelle Héloïse, aujourd’hui considéré comme le plus grand roman du dix-huitième siècle. Après sa rupture avec Mme d’Épinay, Rousseau s’installe au Mont-Louis, au cœur même de Montmorency, et compose Émile et Du Contrat social. Nous en arrivons à 1762, année terrible pour Rousseau. Le destin d’Émile, condamné à la fois à Paris et à Genève, le pousse à fuir : c’est d’abord Môtiers, puis l’île de Saint-Pierre et enfin, après de nombreuses pérégrinations, l’Angleterre, où l’a invité le philosophe Hume. Sont parues entretemps les Lettres écrites de la montagne, dans lesquelles Rousseau répond au procureur Tronchin.

Après sa rupture avec Hume, on le retrouve en France, et plus particulièrement à Paris, rue Plâtrière, où il s’installe avec Thérèse Levasseur en 1770. C’est à cette date qu’il lit, dans plusieurs salons, les ébauches de ses Confessions. Suivront la rédaction des Dialogues et celle, à la fin de sa vie, des Rêveries du promeneur solitaire, qui s’achèvent sur la vision de Mme de Warens et d’un bonheur irrémédiablement perdu.

Les Confessions et les Rêveries du promeneur solitaire ne paraîtront que bien après la mort de Rousseau, survenue le 2 juillet 1778 : en 1782 pour les six premiers livres des Confessions, sept ans plus tard pour les six derniers et les Rêveries.

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Mots-clés: Confessions, Tallandier, Raymond Trousson, Bernard et Monique Cottret, Frédéric S. Eigeldinger, Discours sur l’origine de l’inégalité, Devin du village, Fontainebleau, Confessions, Les Rêveries du promeneur solitaire

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