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sam. 14 janv.

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Maison Rousseau et Littérature

Rousseau à l'heure de l'écoféminisme

Dans le cadre du festival "Ecrire pour contre avec" consacré aux questions de genre, retrouvez à la MRL Valérie Cossy et Catherine Larrère, deux contributrices du dernier tome des Annales de la Société J.-J. Rousseau. Rencontre animée par Martin Rueff, président la Société J.-J. Rousseau.

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Rousseau à l'heure de l'écoféminisme
Rousseau à l'heure de l'écoféminisme

Heure et lieu

14 janv. 2023, 16:00

Maison Rousseau et Littérature, Grand-Rue 40, 1204 Genève, Suisse

À propos de l'événement

Réservation sur le site de la MRL : https://m-r-l.ch/evenement/epca-rousseau-a-lheure-de-lecofeminisme

Rousseau est resté dans les mémoires comme un misogyne invétéré, le suppôt même du patriarcat. Catherine Larrère et Valérie Cossy, deux spécialistes des questions de genre, nous montrent une réalité plus nuancée.

Rousseau doit cette réputation sexiste au dernier chapitre de l’Emile, « Sophie ou la femme ». Incapable de dépasser le préjugé de son temps, il crée une Sophie entièrement programmée en fonction des besoins d’Émile. Le Citoyen de Genève avait pourtant élaboré une conception novatrice et originale de la condition humaine, dont un des traits caractéristiques est la liberté du sujet, quel que soit son sexe. D’autres de ses textes – notamment Les Confessions –, le prouvent sans détour: les femmes sont des sujets libres et à part entière.

Que vient donc faire ici l’écoféminisme ? Ce terme, loin d’être une doctrine unique, réunit des mouvements mondiaux – du Nord au Sud – où se rencontrent luttes écologiques et luttes féministes. Ils répondent à l’oppression qui frappe les femmes et à celle que subit la nature. Relire l’œuvre de Rousseau (qui se déploie simultanément sur le terrain des libertés individuelles et sur celui de notre relation à la nature) à l’aune des préoccupations écoféministes, invite à réfléchir au cadre culturel et historique de cette oppression. C’est aussi l’occasion de porter un nouveau regard sur les textes du 18e siècle, si fondamental pour la modernité, et de donner des outils pour mieux habiter le monde présent et futur.

Catherine Larrère

Philosophe, Catherine Larrère est professeure émérite à l’Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne. Spécialiste de philosophie morale et politique, elle a contribué à introduire en France les grands thèmes de l’éthique environnementale d’expression anglaise, et a développé la philosophie environnementale, autour des questions de protection de la nature, de prévention des risques, de justice environnementale et d’écologie politique, dans ses liens avec la démocratie. Après Les philosophies de l’environnement (1997) et Du bon usage de la nature (1997, 2009, 2022)  elle a publié, avec Raphaël Larrère,  Penser et agir avec la nature, une enquête philosophique, Paris, La Découverte, 2015, 2018, ainsi qu’un collectif, Les inégalités environnementales, Paris, PUF, 2017. Dernière publication, Catherine et Raphael Larrère, Le pire n’est pas certain, Essai sur l’aveuglement catastrophiste, Paris, Premier Parallèle, 2020. Elle a également publié des articles sur l’écoféminisme, notamment « L’écoféminisme : féminisme écologique ou écologie féministe ? » in Tracés, Revue de Sciences humaines, n° 22, 2012.

Valérie Cossy 

Valérie Cossy est professeure associée en études genre à la Faculté des lettres de l'Université de Lausanne. Elle enseigne le genre et ses déclinaisons entre le XVIIIe siècle et aujourd'hui, en français et en anglais. Elle s'intéresse notamment aux œuvres d'Isabelle de Charrière, Jane Austen, Virginia Woolf et Alice Rivaz, auxquelles elle a consacré de nombreuses publications, dont Isabelle de Charrière, Écrire pour vivre autrement (PPUR 2012) et Alice Rivaz, Devenir romancière (Suzanne Hurter, 2015).

À lire 

Les Annales de la Société Jean-Jacques Rousseau, n° 55 (dossier : "Rousseau et la différence sexuelle"), éd. Georg, 2022.

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