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Les œuvres

 

Les Confessions

Autobiographie couvrant les cinquante-trois premières années de la vie de Rousseau, jusqu'à 1765. Les douze livres des Confessions se divisent en deux ensembles distincts, définis par Rousseau lui-même : la première partie constituée par les livres I à VI avec le Préambule, rédigée en 1765-1767, couvre les années 1712-1740 (années de formation, de la naissance à Genève à l'installation à Paris à 28 ans) alors que la deuxième partie, constituée par les livres VII à XII et rédigée en 1769-1770, couvre les années 1741-1765, c'est-à-dire sa vie à Paris dans les milieux de la musique et des philosophes, avec ses réussites (Discours - La Nouvelle Héloïse) et ses déboires, comme les attaques qui suivent la publication de l'Émile, qui l'obligent à fuir en Suisse. *


Les Rêveries du promeneur solitaire

(1782)

Tenant à la fois de l’autobiographie et de la réflexion philosophique, ce livre est composé de dix sections appelées promenades qui sont autant de réflexions sur la nature de l’Homme et son esprit. Rousseau, à travers cet ouvrage, présente une vision philosophique du bonheur, proche de la contemplation, de l’état ataraxique, à travers un isolement relatif, une vie paisible, et surtout, une relation fusionnelle avec la nature, développée par la marche, la contemplation et l'herborisation. *


Rousseau juge de J.-J.  (extraits)

(1782)

En 1771, les lectures privées des Confessions que Rousseau a engagées se heurtent à l'incompréhension et à l'interdiction du chef de la police Sartine. La faillite des Confessions laisse place à une autre forme d'apologie que sont ces Dialogues qui s'appuient encore sur l'analyse psychologique, mais surtout désormais sur la rhétorique judiciaire. L'auteur présente son projet dans un avant-propos, intitulé: "Du sujet et de la forme du présent écrit": «La forme du dialogue m'ayant paru la plus propre à discuter le pour et le contre, je l'ai choisie pour cette raison.» Il explique ensuite qu'il sera représenté par deux personnages: d'une part celui qui parlera sous son nom de famille: «Rousseau», de l'autre celui dont il est question dans l'opinion publique: «Jean-Jacques» (J.J dans le texte), lequel fera l'objet d'une controverse de «Rousseau» avec un troisième personnage: «le Français», censé défendre la cause des adversaires de l'auteur. Ce dispositif conversationnel ouvre un espace dialectique en distinguant le Rousseau authentique de sa contrefaçon fabriquée par ses ennemis. *


Émile et Sophie ou Les solitaires

(1781)

Œuvre inachevée, Émile et Sophie n’en constitue pas moins une entité. C’est le roman expérimental de l’Émile. Rousseau veut mettre ses deux élèves à l’épreuve de la nécessité pour vérifier leur liberté intérieure devant les tracas de la vie sociale ou les aléas de l’existence. Comment vont-ils assumer l’une un adultère malgré elle, l’autre une rupture dont il se sent victime? Les réponses nous sont données par Émile à travers deux lettres à son précepteur, dans lesquelles il retrace le cheminement de ses émotions, de ses égarements, et explique comment sa sagesse s’est exercée à les dominer. **


Essai sur l'origine des langues

(1781)

L'Essai sur l'origine des langues (dont le titre complet est Essai sur l'origine des langues où il est parlé de la mélodie et de l'imitation musicale) est une œuvre posthume inachevée dans laquelle Rousseau réfléchit sur les langues et la musique, mais aussi complète le Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes. Il fut commencé vers 1755 mais resta inachevé et fut publié par Pierre-Alexandre Du Peyrou, exécuteur testamentaire de Rousseau, en 1781. *


Du Contrat social  ou Principes du droit politique

(1762)

Le Contrat social a constitué un tournant décisif pour la modernité et s'est imposée comme un des textes majeurs de la philosophie politique et sociale, en affirmant le principe de souveraineté du peuple appuyé sur les notions de liberté, d'égalité, et de volonté générale. *

Émile ou De l’éducation

(1762)

Les quatre premiers livres décrivent l’éducation idéale d’un jeune garçon fictif, Émile, et sont ordonnés chronologiquement, abordant, étape par étape, les questions éducatives qui émergent à mesure qu’il grandit. Le dernier livre traite de l’« éducation », ou plutôt le manque d'éducation des filles à partir d’un autre exemple fictionnel : Sophie, élevée et éduquée pour être l’épouse d’Émile. Parallèlement aux théories proprement pédagogiques, l’Émile comprend la célèbre Profession de foi du Vicaire savoyard (livre IV), qui fournit de précieuses indications sur les idées religieuses de Rousseau. Elle se voulait un modèle quant à la manière d’introduire les jeunes gens aux questions religieuses. *


Julie ou la Nouvelle Héloïse

(1761)

Intitulé à l’origine Lettres de deux amans, Habitans d'une petite ville au pied des Alpes, La Nouvelle Héloïse s’inspire de l’histoire d’Héloïse et de Pierre Abélard, où la passion amoureuse est dépassée pour céder la place à la renonciation sublimée. En dépit du genre romanesque sous lequel se présente La Nouvelle Héloïse, l’œuvre baigne dans une théorie philosophique où Rousseau explore les valeurs morales d’autonomie et d’authenticité pour accorder la préférence à cette éthique de l’authenticité contre les principes moraux rationnels. L'accomplissement de ce qu’exige la société ne se fera que conformément à ses propres « principes secrets » et aux sentiments qui constituent l’identité profonde. *


Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes

(1755)

Cet essai philosophique fut commencé en 1753 et publié en 1755, en réponse à un sujet de l'Académie de Dijon intitulé : «Quelle est l'origine de l'inégalité parmi les hommes, et si elle est autorisée par la loi naturelle ?» Avec le Contrat Social, il s'agit d'un des ouvrages centraux de la pensée politique de l'auteur. Rousseau y expose sa conception de l'état de nature, de la perfectibilité humaine et y présente la propriété privée comme source de toutes les inégalités. *


Lettre sur la musique française (1753)

Examen de deux principes avancés par M. Rameau (1755)

Dans cet écrit, Rousseau se montre le partisan très engagé et très partial de la musique italienne contre la musique française alors personnifiée par Jean-Philippe Rameau auquel l’opposait une vieille rancœur personnelle. Dans cette «démonstration» de la supériorité de la musique italienne, dont le fondement serait le caractère beaucoup plus approprié de la langue italienne à une expression musicale plaisante, Rousseau étrille les harmonies savantes de Rameau et va jusqu'à soutenir que la langue française ne peut servir de support à des œuvres de qualité. *


Le Devin du village

(1752)

Le Devin du village est un intermède (petit opéra) en un acte représenté le 18 octobre 1752 au château de Fontainebleau devant Louis XV et la cour, et le 1er mars 1753 à l’Académie royale de musique de Paris. Le Devin du village est le premier opéra dont les paroles et la musique soient du même auteur. Cette œuvre illustre également les nombreuses contradictions qui parsèment la vie et l’œuvre intellectuelle d’un homme qui proclamera, peu de temps après, dans sa Lettre sur la musique française, une «supériorité» de la musique italienne (dont le fondement résiderait dans le caractère plus approprié de l'italien à l'expression musicale). Toutefois, quelques années plus tard, Rousseau se ravisera. Il écrira notamment en 1774 au compositeur Gluck, après avoir assisté aux répétitions de son opéra en français Iphigénie en Aulide : « Je sors de la répétition de votre Opéra d’Iphigénie ; j'en suis enchanté ! Vous avez réalisé ce que j'ai cru impossible jusqu'à ce jour ». *


Discours sur les sciences et les arts

(1750)

Texte composé dans le cadre du concours de l’Académie de Dijon de 1750, le Discours sur les sciences et les arts répond à une question : il s’agissait alors de déterminer «si le rétablissement des sciences et des arts a contribué à épurer les mœurs». Lauréat du concours, Rousseau voit son essai, qui est à contre-courant des idées de son temps, très critiqué mais lui doit une célébrité polémique. *


Fragments sur les mœurs

Quelques aphorismes ou fragments retrouvés dans les papiers de J.-J. Rousseau, classés sous le nom de Fragments sur les mœurs.
On pourra les lire dans l’édition des Œuvres complètes de la Pléiade, Tome III, dans le chapitre Fragments politiques. ***


Divers

Un premier texte, Sur les femmes, où Jean-Jacques Rousseau se montre ardent défenseur de ces dernières: «Je le répète toutes proportions gardées les femmes auraient pu donner de plus grands exemples de grandeur d’âme et d’amour de la vertu et en plus grand nombre que les hommes n’ont jamais fait si notre injustice ne leur eut ravi avec leur liberté toutes les occasions de les manifester aux yeux du monde. »

 

Un second texte, Mon portrait, regroupe des feuillets que J.-J. Rousseau aurait écrits entre 1755 et 1762, période à laquelle il songeait à raconter sa vie mais hésitait sur la forme. Une première publication, partielle, remonte à 1834, la première complète à 1908. «Lecteurs, je pense volontiers à moi-même et je parle comme je pense. Dispensez-vous donc de lire cette préface si vous n’aimez pas qu’on parle de soi.[...]»

 

* wikipedia.fr ; ** senscritique.com ; *** litteratureaudio.com

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